Trois profils se dessinentEuismod imperdiet
Le premier groupe rassemble les managers qui ont déjà été confrontés personnellement à ces difficultés. Certains ont vécu un burn-out. D’autres ont traversé une période de fragilité psychologique au cours des dernières années. Pour eux, le sujet n’a rien de théorique. Ils savent combien la santé mentale peut basculer lorsque la pression devient trop forte, lorsque la charge mentale s’accumule ou lorsque l’on perd le sens de son travail.
Le second groupe est composé de managers qui n’ont pas vécu ces situations directement, mais qui ont vu un collègue, un collaborateur ou un proche traverser une période de souffrance au travail. Ils se souviennent souvent d’un moment particulier : celui où ils ont senti que quelque chose n’allait pas… sans savoir comment réagir. Que dire ? Comment aider ? Vers qui orienter la personne ? Faute de connaissances sur les troubles psychiques et les mécanismes du stress, beaucoup ont ressenti un sentiment d’impuissance.
Enfin, le troisième groupe rassemble les managers les plus jeunes. Fraîchement diplômés ou récemment promus, ils ont peu d’expérience du management et du monde du travail. Pour eux, les risques psychosociaux restent encore abstraits. Ils n’ont pas encore été confrontés aux situations complexes qui peuvent émerger dans une équipe : surcharge de travail, tensions relationnelles, perte de sens, conflits ou isolement. Pourtant, ces situations font partie des réalités que tout manager est amené à rencontrer. Cette diversité de profils met en lumière un point essentiel : la prévention ne peut être efficace que si chacun comprend les enjeux de la santé mentale. Je suis convaincue que c’est un pré-requis avant toutes mises en situation.
Quis nam ad habitant